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Maintien de la chirurgie cardiaque à Henri Mondor

Mondor a un avenir, son service de chirurgie cardiaque également

Le ministre de la Santé Xavier Bertrand a annoncé, le mercredi 2 novembre 2011, le maintien du service de chirurgie cardiaque du CHU Henri Mondor de Créteil.

Interpellé lors des séances de questions au gouvernement à l'Assemblée Nationale par le député-maire Michel Herbillon, M. Xavier Bertrand, ministre du travail, de l’emploi et de la santé a répondu que "ce service a bel et bien vocation à rester ouvert".

Intervention de M. Xavier Bertrand :

"Monsieur le député, c’est un dossier qui rassemble. En effet, vous avez été un certain nombre d’élus à nous saisir. Mais je voudrais saluer tout particulièrement, monsieur le député, votre engagement constant et exigeant sur ce dossier.

Oui, ce service a bel et bien vocation à rester ouvert. Quels sont les critères que nous devons, Nora Berra et moi-même, prendre en compte ? Il nous faut nous demander si la qualité et la quantité des actes sont au rendez-vous. Sur ces deux éléments, je le dis très clairement : ce service a connu une succession mal organisée. Pour autant, ce service et l’hôpital Henri-Mondor dans son ensemble ne doivent pas être pénalisés en raison de ces problèmes passés.

Je voudrais, une fois n’est pas coutume, vous donner lecture d’éléments figurant dans le rapport qui nous a été remis à Nora Berra et à moi-même. On y lit la chose suivante : « La fermeture de la chirurgie cardiaque à Henri-Mondor serait directement contraire aux orientations de la politique d’enseignement et de recherche en Île-de-France. »

Un autre alinéa précise : « La mission observe que le choix qui a pu être envisagé de fermer le centre de chirurgie cardiaque de l’hôpital Henri-Mondor présente des inconvénients qui n’ont pu être entièrement surmontés. » Enfin, il y est écrit : « Sa fermeture contrarierait le développement des activités de cardiologie interventionnelle, particulièrement dynamique sur le site d’Henri-Mondor. »

Sur ces différents sujets, le directeur général de l’Agence régionale de santé avait demandé à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris de proposer un choix ; il s’agissait de passer de quatre services à trois. Il a reçu lui aussi la position que je viens de vous donner. Pour autant, je le dis tout aussi clairement : sur les conditions d’organisation de ces quatre services – car Henri-Mondor n’est pas le seul concerné –, on doit aller plus loin.

Le service de Henri-Mondor a aujourd’hui repris une activité qui est, en termes de quantité, des plus satisfaisantes et des plus favorables. Il n’est pas question de le sanctionner pour une raison consistant, par exemple, à considérer qu’il est situé de l’autre côté du périphérique. Henri-Mondor a un avenir ; ce service également."